19.9.08

Coran par cœur, peine réduite

Arabie-religion

Cinq cent quinze détenus de droit commun en Arabie saoudite ont vu cette année leurs peines réduites de moitié, après avoir appris par cœur le Coran, le Livre sacré des musulmans, rapporte vendredi (19 sept)le quotidien Al-Hayat.


Citant le directeur de l’Association d’apprentissage du Coran à La Mecque, Mohamed Mekki Hidayat Allah, le journal précise que «515 hôtes ont bénéficié cette année de la décision du Serviteur des deux saintes Mosquées (ndlr: actuellement, le roi Abdallah ben Abdel Aziz) de réduire de moitié la peine de tout prisonnier qui apprend par cœur le Coran».


M. Hidayat Allah a ajouté que «191 hôtes, parmi 805 autres détenus ayant appris des chapitres du Coran, ont également bénéficié» de cette mesure qui avait été instaurée en 1988, sous le règne du roi Fahd qui s’était attribué, en 1986, le titre de «Serviteur des deux saintes Mosquées».

Le coran se compose de 114 chapitres, des «sourates» divisées en versets (trois pour la plus courte, 286 pour la plus longue).

«Nous recevons des criminels. Nous en faisons des prédicateurs», proclamait récemment le directeur d’un pénitencier, en énumérant «les moyens mis par la direction à la disposition des +invités+ pour les remettre sur le droit chemin». Il évoque notamment «les conférences religieuses données par des théologiens zélés et les sermons distillés à longueur de journée par la télévision ou la radio».

Le souverain saoudien accorde aussi sa grâce à des détenus de droit commun, à l’occasion des fêtes religieuses, notamment durant Ramadan, le mois de jeûne musulman.

Début septembre, le roi Abdallah avait ordonné la libération d’«un nombre» de prisonniers, à l’occasion de Ramadan, avait annoncé l’agence officielle SPA.

Plusieurs journaux saoudiens avaient ensuite précisé que «près de 15.000 détenus» devraient bénéficier de cette «amnistie décrétée pour la première fois d’un seul coup en faveur d’un aussi grand nombre de détenus» dans le royaume.


Mais, cette grâce ne s’applique pas aux «grands criminels», avait précisé la presse.


En Arabie saoudite, pays qui applique scrupuleusement la charia (loi islamique), les personnes coupables notamment de meurtre, de viol, de vol à main armée ou de trafic de drogue, sont décapitées au sabre sur la place publique.

HT

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